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A FLEUR DE PEAU

 

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Vendredi 25 avril 2008


Je vais dans les rues de Montmartre
Et le cimetière m’ouvre ses bras
M’accueillant pour que je ne parte
De ses défunts qui ne m’encombrent pas…

Je marche entre toutes leurs tombes
Et mon mal de penser si fort à toi
En ce silence qui retombe
S’apaise avec Truffaut auprès de moi…

Que donc m’importe la morale
Le temps en ces allées du souvenir
N’est rien au bonheur qui s’installe
Dans cette attente de te voir venir…

Et tu parais d’entre les stèles
Tu es en blanc, tu me vois et  tu viens
Et je t’ouvre mes bras comme des ailes
Pour sentir enfin ton corps contre le mien…

Ainsi, au cœur du cimetière
Pouvoir enfin contre moi te serrer
A moi seul, t’avoir toute entière
Et d’un si long chemin me libérer…

Laisser ma main glisser depuis ta hanche
Jusqu’à ta cuisse en fermeté
Quand mon visage sur le tien se penche
Pour m’abreuver de ta beauté...

Et lorsque nos fronts se dament
Pour plonger tes yeux au fond de mes yeux
C'est dans le bleu de ton âme
Que je retrouve goût aux jours heureux...

Serrer ta taille et ta cambrure...
Et sur la peau tout au creux de ton cou

En caressant ta chevelure
Poser ce baiser qui brûle beaucoup !



Ainsi dans ces calmes allées,
Au murmure des feuillages bruissants,
Parmi les croix des mausolées,
Connaître ces moments si émouvants…

Et garder le goût de ta bouche
La langueur de ton corps abandonné
Ta voix douce qui me touche
Ces gestes d’amour tendrement donnés…

De la magie d’instants si rares
Comme une parenthèse dans le temps
Garder un bonheur qui me pare
De ton être en moi éternellement !

Enfin pouvoir graver au marbre
Les mots d’amour que pour toi je conçois
Ceux que nous dîmes sous cet arbre,
Assis, près de la tombe de François…




par Philip publié dans : POESIES communauté : La poésie qui chante
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Vendredi 18 avril 2008


Ainsi je marche seul dans les rues de Montmartre…
J’avais fait ce chemin pour revenir vers toi
Avec si grand espoir de t’avoir contre moi!...
Mais tu as disparu avant que je ne parte…

De ces mots prononcés quand tu disais je t’aime,
A l’étreinte d’amour de nos corps enlacés,
Comment imaginer de te voir te lasser
Quand tout semblait rimer comme rime un poème ?!

Sans doute ne pouvais-je empêcher tes angoisses,
Par mes seuls mots d’amour faire barrage au mal
Qui t’emporte si loin , au silence glacial…

Il me faut donc tourner la page que tu froisses
Mais malgré tout, vois-tu, du fond du désespoir,
Je t’aime et je t’attends et ne puis t’en vouloir…

 




 

par Philip publié dans : POESIES communauté : La poésie qui chante
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