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LA LIBERTE DES MERS



Je suis dur
Je suis tendre
Et j'ai perdu mon temps
A rêver sans dormir
A dormir en marchant
Partout où j'ai passé

J'ai trouvé mon absence
Je ne suis nulle part
Excepté le néant

Mais je porte caché au plus haut des entrailles
A la place où la foudre a frappé trop souvent
Un coeur où chaque mot a laissé son entaille
Et d'où ma vie s'égoutte au moindre mouvement
.

Pierre Reverdy

A FLEUR DE PEAU

 

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VOLUPTE EGAREE

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Vendredi 13 novembre 2009


 


Mon ancre est à la mer et mon encre est amère.
L’amertume me tue à ne savoir que faire
Et l’amer m’envahit autant qu’il me désole

Au manège qui prend sa course qui m’affole…

De la même façon lorsque tout s’accélère
Je tourne en rond, en large, au flanc de mes travers
Et je m’échine en vain autant que je m’efforce
Dans cette agitation à retrouver mes forces…

Ma plume s’en épuise et elle bat de l’aile
Et comme péronnelle, elle se fait la belle !
Au loin elle s’envole et me vole l’espoir
Qu’hier je respirais à ne plus en pouvoir !


N’éprouverais-je ainsi qu’une tristesse altière 
A perdre inspiration qui pourtant m’est si chère ?
Je me perds à la perdre et sans aucun remord
Son manque se complait à me mordre : elle a tort !

Pourtant ma chair est ferme et elle la renferme
Mais à trop la vouloir à moi, elle l’enferme !
Je souffre quand je crie aussi grande douleur.
Je sombre en la torpeur et tremble de stupeur !

Car mes cris font surgir de moi la lave acide
Qui demande à jaillir de ma dextre lucide
Dont le liquide hurlant brûle et ronge mes sens
Qui sans dessus dessous sont à feu et à sang !

Sur cette page blanche en si futile danse
Je n’ose de ce  trait, morose décadence!
Tracer la fine courbe accouchant de mes mots
Tant je me sens perdu à me  jeter à l’eau



Et ma névrose ainsi me perce de sa lame
O, ma Muse, sais-tu, combien lasse est mon âme !

Par Philip - Publié dans : POESIES - Communauté : vos poèmes
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Dimanche 25 octobre 2009



Je sais de toi la vérité


Et dans ces mots que tu me donnes


Je sais de toi la pureté


D’une âme claire qui m’étonne…


 
Je sais de toi l'image à voir


De ce que tu sais être un homme


Je sais de toi en ton miroir


Ce reflet de moi qui me somme…







Je sais de toi cette douceur


Lorsque sur mon sommeil tu veilles


Je sais de toi cette douleur

Lorsque mes veilles s’ensommeillent…

 


Je sais de toi ce désir sourd

Qui nait en moi quand tu t’éloignes…


Je sais de toi ce bel amour


Qui calme mon mal et me soigne…



 
Je sais de toi ce que je prends


De tes mots et bien plus encore


Je sais de toi que tu attends


Que ma parole puisse éclore


Je sais de toi tant et autant

De ta douceur au fond de l’âme


Je sais de toi ce cœur d’enfant


Qui se love en ton sein de femme


 ©commejerespire2009

Par Philip - Publié dans : POESIES - Communauté : vos poèmes
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Dimanche 4 octobre 2009




Cette part de mystère au plus profond de l’âme

Où git cet homme là penché dessus la flamme

D’un chandelier tremblant et découpant la nuit

D’une plaie rouge et vive au sang d’un feu qui luit…





Pourquoi vouloir trouver cette

 part de soi-même


Qui se dérobe et fuit au point que

l’on ne s’aime


En ce  reflet si trouble où l’on ne

 peut se voir


Si pâle et si lointain, étranger au

miroir…







Et qui donc sommes-nous à

 vouloir même prendre

Un air à savoir tout de nous sans

 nous méprendre

En ignorant celui dont l’on foule

le corps

Et qui cherche une issue en nôtre

 intime mort !







Cet homme là n’est rien d’autre

 que la conscience

De l'inconnu qui vit bousculant

 notre aisance

Au plus profond de nous, au creux

 de ces non-dits

Pour bannir le sommeil des rives

 de nos nuits !






Cette part de mystère au plus profond de l’âme

Où git cet homme là penché dessus la flamme

D’un chandelier tremblant et découpant la nuit

D’une plaie rouge et vive au sang d’un feu qui luit…




 
©commejerespire2009

 

Par Philip - Publié dans : POESIES - Communauté : vos poèmes
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Lundi 28 septembre 2009

 

 

Je ne sais pas comment te dire….

Je ne sais si je veux te dire…

Je ne sais pas à toi le dire….

Je ne sais pas quand te le dire

 

Car dire c’est vraiment aimer…

Car, oui, LE dire c’est aimer….


 




Et moi… Je t’aime…





 

Alors je dois  pouvoir te dire…

Je dois savoir enfin te dire….

Je dois à toi venir le dire…

Je dois maintenant te le dire…

 

Car dire c’est vraiment aimer…

Car, oui, LE dire c’est aimer….

 








Et moi… Je t’aime…

 









Je vais donc enfin  te le dire…

Je vais être capable de te le dire..

Je vais aller vers toi et te dire…

Je vais m’oublier pour te dire…



 
Car dire c’est vraiment aimer…

Car, oui, LE dire c’est aimer….  

Pourtant je me tais tout de même…

Et pourtant, O combien je t’aime !...





 ©commejerespire2009 

Par Philip - Publié dans : POESIES - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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