Mon ancre est à la mer et mon encre est amère.
L’amertume me tue à ne savoir que faire
Et l’amer m’envahit autant qu’il me désole
Au manège qui prend sa course qui m’affole…
De la même façon lorsque tout s’accélère
Je tourne en rond, en large, au flanc de mes travers
Et je m’échine en vain autant que je m’efforce
Dans cette agitation à retrouver mes forces…
Ma plume s’en épuise et elle bat de l’aile
Et comme péronnelle, elle se fait la belle !
Au loin elle s’envole et me vole l’espoir
Qu’hier je respirais à ne plus en pouvoir !
N’éprouverais-je ainsi qu’une tristesse altière
A perdre inspiration qui pourtant m’est si chère ?
Je me perds à la perdre et sans aucun remord
Son manque se complait à me mordre : elle a tort !
Pourtant ma chair est ferme et elle la renferme
Mais à trop la vouloir à moi, elle l’enferme !
Je souffre quand je crie aussi grande douleur.
Je sombre en la torpeur et tremble de stupeur !
Car mes cris font surgir de moi la lave acide
Qui demande à jaillir de ma dextre lucide
Dont le liquide hurlant brûle et ronge mes sens
Qui sans dessus dessous sont à feu et à sang !
Sur cette page blanche en si futile danse
Je n’ose de ce trait, morose décadence!
Tracer la fine courbe accouchant de mes mots
Tant je me sens perdu à me jeter à l’eau
Et ma névrose ainsi me perce de sa lame
O, ma Muse, sais-tu, combien lasse est mon âme !
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