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LA LIBERTE DES MERS



Je suis dur
Je suis tendre
Et j'ai perdu mon temps
A rêver sans dormir
A dormir en marchant
Partout où j'ai passé

J'ai trouvé mon absence
Je ne suis nulle part
Excepté le néant

Mais je porte caché au plus haut des entrailles
A la place où la foudre a frappé trop souvent
Un coeur où chaque mot a laissé son entaille
Et d'où ma vie s'égoutte au moindre mouvement
.

Pierre Reverdy

A FLEUR DE PEAU

 

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VOLUPTE EGAREE

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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 11 2009 13:33




Reviennent souvenirs d’un soleil de printemps

Illuminant nos pas quand l’amour pour longtemps

Avait surpris  nos cœurs au détour d’un partage

Ce clair beau jour d’avril, près du fleuve sauvage…

 

J’entends son rire encor envahir les sous bois

Quand son chien si joyeux l’accompagnait d’abois

Qu’elle le faisait taire en un ton qui éduque 

Tandis que je laissais ma main dessus sa nuque...




Reviennent souvenirs

de ce premier baiser


Que sur sa lèvre ouverte

avec tact  je posais


Tandis que je sentais

tout contre moi frémir


Son corps si svelte et ferme

au gré de mon désir !

 



Reviennent ces instants avec elle passés

Du désir de n’avoir d’elle jamais assez

Quand elle me couvrait dans cette nuit volée

Jusqu’à ce que l’angoisse enfin fût envolée…

 

Reviennent tous ces mots avec elle échangés

Ces désirs exprimés aux regrets mélangés

Et cette inextinguible et douce soif d’apprendre

De l’autre ce qu’il est pour pouvoir le comprendre…



Reviennent les bonheurs

simples du quotidien

Ces matins l’embrasser

sachant quand je  reviens


Qu’elle sera bien là pour m’ouvrir grand la porte

Et me donner encor l’amour qui me transporte !

 


O reviennent ces jours, ces matins et ces nuits

Et qu’ils restent enfin car sans elle l’ennui

Envahit le présent et affaiblit ma vie

Puisque d’elle ma faim demeure inassouvie !






 

Ce clair beau jour d’avril, près du fleuve sauvage…


©commejerespire2009

 


Peintures de Denise Bruneau
© Ancenis Immobilier

Son site...

Par Philip - Publié dans : POESIES - Communauté : vos poèmes
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 11 2009 20:00


 


Mon ancre est à la mer et mon encre est amère.
L’amertume me tue à ne savoir que faire
Et l’amer m’envahit autant qu’il me désole

Au manège qui prend sa course qui m’affole…

De la même façon lorsque tout s’accélère
Je tourne en rond, en large, au flanc de mes travers
Et je m’échine en vain autant que je m’efforce
Dans cette agitation à retrouver mes forces…

Ma plume s’en épuise et elle bat de l’aile
Et comme péronnelle, elle se fait la belle !
Au loin elle s’envole et me vole l’espoir
Qu’hier je respirais à ne plus en pouvoir !


N’éprouverais-je ainsi qu’une tristesse altière 
A perdre inspiration qui pourtant m’est si chère ?
Je me perds à la perdre et sans aucun remord
Son manque se complait à me mordre : elle a tort !

Pourtant ma chair est ferme et elle la renferme
Mais à trop la vouloir à moi, elle l’enferme !
Je souffre quand je crie aussi grande douleur.
Je sombre en la torpeur et tremble de stupeur !

Car mes cris font surgir de moi la lave acide
Qui demande à jaillir de ma dextre lucide
Dont le liquide hurlant brûle et ronge mes sens
Qui sans dessus dessous sont à feu et à sang !

Sur cette page blanche en si futile danse
Je n’ose de ce  trait, morose décadence!
Tracer la fine courbe accouchant de mes mots
Tant je me sens perdu à me  jeter à l’eau



Et ma névrose ainsi me perce de sa lame
O, ma Muse, sais-tu, combien lasse est mon âme !

Par Philip - Publié dans : POESIES - Communauté : vos poèmes
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Dimanche 25 octobre 2009 7 25 10 2009 19:17



Je sais de toi la vérité


Et dans ces mots que tu me donnes


Je sais de toi la pureté


D’une âme claire qui m’étonne…


 
Je sais de toi l'image à voir


De ce que tu sais être un homme


Je sais de toi en ton miroir


Ce reflet de moi qui me somme…







Je sais de toi cette douceur


Lorsque sur mon sommeil tu veilles


Je sais de toi cette douleur

Lorsque mes veilles s’ensommeillent…

 


Je sais de toi ce désir sourd

Qui nait en moi quand tu t’éloignes…


Je sais de toi ce bel amour


Qui calme mon mal et me soigne…



 
Je sais de toi ce que je prends


De tes mots et bien plus encore


Je sais de toi que tu attends


Que ma parole puisse éclore


Je sais de toi tant et autant

De ta douceur au fond de l’âme


Je sais de toi ce cœur d’enfant


Qui se love en ton sein de femme


 ©commejerespire2009

Par Philip - Publié dans : POESIES - Communauté : vos poèmes
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Dimanche 4 octobre 2009 7 04 10 2009 18:05




Cette part de mystère au plus profond de l’âme

Où git cet homme là penché dessus la flamme

D’un chandelier tremblant et découpant la nuit

D’une plaie rouge et vive au sang d’un feu qui luit…





Pourquoi vouloir trouver cette

 part de soi-même


Qui se dérobe et fuit au point que

l’on ne s’aime


En ce  reflet si trouble où l’on ne

 peut se voir


Si pâle et si lointain, étranger au

miroir…







Et qui donc sommes-nous à

 vouloir même prendre

Un air à savoir tout de nous sans

 nous méprendre

En ignorant celui dont l’on foule

le corps

Et qui cherche une issue en nôtre

 intime mort !







Cet homme là n’est rien d’autre

 que la conscience

De l'inconnu qui vit bousculant

 notre aisance

Au plus profond de nous, au creux

 de ces non-dits

Pour bannir le sommeil des rives

 de nos nuits !






Cette part de mystère au plus profond de l’âme

Où git cet homme là penché dessus la flamme

D’un chandelier tremblant et découpant la nuit

D’une plaie rouge et vive au sang d’un feu qui luit…




 
©commejerespire2009

 

Par Philip - Publié dans : POESIES - Communauté : vos poèmes
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