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LA LIBERTE DES MERS



Je suis dur
Je suis tendre
Et j'ai perdu mon temps
A rêver sans dormir
A dormir en marchant
Partout où j'ai passé

J'ai trouvé mon absence
Je ne suis nulle part
Excepté le néant

Mais je porte caché au plus haut des entrailles
A la place où la foudre a frappé trop souvent
Un coeur où chaque mot a laissé son entaille
Et d'où ma vie s'égoutte au moindre mouvement
.

Pierre Reverdy

A FLEUR DE PEAU

 

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VOLUPTE EGAREE

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Samedi 30 mai 2009

 


J’ai voulu cette nuit

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MANQUE

 

J’ai voulu cette nuit

Dessiner sur une page blanche

 

BESOIN

 

J’ai voulu cette nuit

Inscrire dans mon cœur

 

TOI

 

J’ai voulu cette nuit

Ancrer au plus profond de mon âme

 

AMOUR

 

Et…. Sans pouvoir lever la main

Pour noircir mes mots de toi

J’ai refoulé ce sentiment

Pour éprouver ce  mal

 

 

DE NE RIEN ECRIRE.


 

Par Philip - Publié dans : POESIES - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Jeudi 21 mai 2009

Feuille si blanche...

 

Aujourd’hui sur toi je m’épanche,

Te donnant ces parts de mon âme

Qui te parleront d’une femme,

Et de la noblesse d’un cœur

Qui me délectait de douceur…

 

Feuille si  discrète


Sur toi mes yeux vont et s’arrêtent

Tandis que sans fin le train file

Dans la campagne qui défile

Et s’ils retiennent leurs larmes

C’est pour ne point rompre ton charme…

 

 

Feuille sans adresse


Miroir subtil de ma tristesse,

Pourras-tu, pour moi seulement,

Me parler de pluie et de vent

Ainsi qu’elle me murmurait

Lorsque j’étais désemparé?


 

Feuille sans couleur


Toi seule aux  tréfonds de mon cœur

Saura connaître mes tourments

Lorsque la détresse me prend

Et jaillit du fond de moi

Au seul souvenir de sa voix…

 

Feuille silencieuse


De moi ne sois donc si curieuse,

Sinon me suivre en  ma dérive

Au large où mon esquif chavire,

Pour me guider de ton fanal

Sur l’océan noir de mon mal…

   

Feuille innocente


Où mon âme se perd et s’absente

Sauras-tu donc porter le poids

De tout ce que je veux en toi

Inscrire d’elle au jour qui fuit

Avant que ne vienne la nuit ?...

 

Feuille mon refuge


Mes mots en toi  comme un déluge

Plongent au fond de ta blancheur

Pour renaître en ces voix d’un chœur

Qui chante la déréliction

La nostalgie et la passion…

 

Feuille du hasard


Est-il, crois-tu, vraiment trop  tard

Pour dessiner son doux visage,

De ses yeux faire un coloriage,

Garder du contact de sa main

Le souvenir jusqu’à demain ?…

 

O feuille fidèle


Envole-toi à tire d’ailes

Bien au dessus de toute terre

Pour te faire ma messagère

Posant sur son front apaisé

Pour moi seul un dernier baiser…

 

 

 O ma feuille si blanche...


 

 

 

 

Par Philip - Publié dans : POESIES - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mardi 5 mai 2009


Cette blessure au doigt que tu avais bien vue
Juste avant de partir, après notre entrevue,
Signe encore sanglant d'un couteau aiguisé,
Tu t'en étais émue à y poser baiser...
 
Aujoud'hui j'ai gardé intacte cette plaie
Ne voulant surtout pas  en résorber la laie
Dont la douleur sans fin me rend le souvenir
D'instants que je voudrais de toi voir revenir...
 
O si chère blessure avec qui je conserve
Le sens de nos deux corps, unis dans leur réserve,
Frémissant de plaisir à chaque frôlement
Et nos lèvres vibrant du désir des amants...
 
O douce meurtrissure en ce mal qu'elle porte
Je la voudrais sans fin pour ce qu'elle m'apporte
De toi en ces instants, au long de ce chemin,
Sur la berge du fleuve et ma main dans ta main...
 

Et ma main dans ta main...
Par Philip - Publié dans : POESIES - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mercredi 22 avril 2009

 

 

J’ai rêvé de son corps blotti contre mon corps

Sur ce lit aux draps bleus où je la serrai fort….

 


Le contact de sa peau, d’une douceur  extrême

Répandait sur mes sens une chaleur suprême …

Et  sa lèvre entrouverte alors qu’elle dormait

Unissait à la mienne un souffle transformé…

Alors ouvrant ses yeux dont le bleu me chavire

Elle me regarda avec son beau sourire…



Et le plaisir, l’envie au fond de son désir

En  mon âme empalaient l’appétit du plaisir

Viens encore, dit-elle et laisse-moi t’apprendre

Comment tu dois m’aimer, avec fougue et me prendre !

Laisse-moi te porter, en moi et te donner

Ce qu’une femme sait d’elle t’abandonner…


 

De sa jambe féline elle entoura mon sexe

Donnant à son jarret un mouvement complexe

Portant au paroxysme un cri d’excitation

Jusqu’aux confins profonds de la pénétration…

Et puis, tombant sur moi, le dos noyé d’écume

Sa poitrine exhalant un souffle d’amertume

Et son ventre agité encor m’emprisonnant

Pour me garder en elle autant et si longtemps,

Elle enfonça ses doigts aux flancs de ma poitrine

Et dans son abandon, elle se fit câline ...


 

J’ai rêvé de son corps blotti contre mon corps

Sur ce lit aux draps bleus où je la serrai fort….


 

Par Philip - Publié dans : POESIES - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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