Par Philip
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Je vais dans les rues de Montmartre
Et le cimetière m’ouvre ses bras
M’accueillant pour que je ne parte
De ses défunts qui ne m’encombrent pas…
Je marche entre toutes leurs tombes
Et mon mal de penser si fort à toi
En ce silence qui retombe
S’apaise avec Truffaut auprès de moi…
Que donc m’importe la morale
Le temps en ces allées du souvenir
N’est rien au bonheur qui s’installe
Dans cette attente de te voir venir…
Et tu parais d’entre les stèles
Tu es en blanc, tu me vois et tu viens
Et je t’ouvre mes bras comme des ailes
Pour sentir enfin ton corps contre le mien…
Ainsi, au cœur du cimetière
Pouvoir enfin contre moi te serrer
A moi seul, t’avoir toute
entière
Et d’un si long chemin me libérer…
Laisser ma main glisser depuis ta hanche
Jusqu’à ta cuisse en fermeté
Quand mon visage sur le tien se penche
Pour m’abreuver de ta beauté...
Et lorsque nos fronts se dament
Pour plonger tes yeux au fond de mes yeux
C'est dans le bleu de ton âme
Que je retrouve goût aux jours heureux...
Serrer ta
taille et ta cambrure...
Et sur la peau tout au creux de ton cou
En caressant ta chevelure
Poser ce baiser qui brûle beaucoup !
Ainsi dans ces calmes allées,
Au murmure des feuillages bruissants,
Parmi les croix des mausolées,
Connaître ces moments si émouvants…
Et garder le goût de ta bouche
La langueur de ton corps abandonné
Ta voix douce qui me touche
Ces gestes d’amour tendrement donnés…
De la magie d’instants si
rares
Comme une parenthèse dans le temps
Garder un bonheur qui me pare
De ton être en moi éternellement !
Enfin pouvoir graver au marbre
Les mots d’amour que pour toi je conçois
Ceux que nous dîmes sous cet arbre,
Assis, près de
la tombe de François…
Par Philip
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Pourquoi ce goût amer tout au fond de la gorge
Et cette grande angoisse que son absence forge
Pourquoi donc être ainsi quand je ne la lis plus
Et perdre inspiration lorsqu’elle ne m'a lu ?
Je ne sais qui elle est, et ne connais rien d’elle
Qu’image en noir et blanc de la mer qui l’appelle
Et calme mon tourment dans le bruit des ressacs
Qui murmurent sa voix mettant mon cœur en vrac…
Dans son monde inconnu j’ai posé mon bagage
Comme le troubadour après un long voyage
Je ne veux plus chanter pour d’autres désormais
Qu’elle seule et pouvoir ne la quitter jamais…
Pourquoi ce goût amer tout au fond de la gorge
Et cette grande angoisse que son absence forge
Pourquoi donc être ainsi quand je ne la lis plus
Et perdre inspiration lorsqu’elle ne m'a lu ?
Par Philip
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Elle peint, les pinceaux plantés dans ses cheveux
Qui couvrent son épaule en un flot harmonieux
Et sa main fait l’ébauche en un trait plein de grâce
Du visage d’un ange où la tristesse passe…
Elle peint et son bras énergique et précis
Dirige le fusain dont le trait s’épaissit
Et fait naître un regard par sa belle alchimie
D’une fille aux yeux clairs qui devient son amie…
Elle peint et je reste à l’admirer beaucoup
En retenant mon souffle à l’orée de son cou
Qui
m’enivre en mêlant à son parfum suave
Les odeurs de la gouache à la senteur d’agave…
©commejerespire.2008
Par Philip
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