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A FLEUR DE PEAU

 

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Lundi 2 juin 2008


Je suis à fleur de peau et ne saurais te dire
Pourquoi donc j’ai si mal en pensant à ton rire
De ce besoin  de toi qui tenaillait mes nuits
A ce vide soudain qui me plonge en  l’ennui !



Oui j’aurais tant voulu comme une œuvre exposée
Que l’on admire tant d’avoir été osée

Que tu fus devant moi en pleine nudité

A mes yeux ébahis par tant de fluidité !





A te voir sans toucher, je rêvais de ton être
De te donner mon âme et ne pas te méprendre,
Me coucher près de toi, doucement sans te prendre !



Vois-tu je ne voulais que te voir pour renaître
Car tout en toi m’était comme un clair renouveau
Que tu as déserté en fuyant bien trop tôt!


Le Photographe >>>>  Philippe Pache

par Philip publié dans : POESIES communauté : L'écriture dans tous ses états
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Lundi 19 mai 2008




Mon ancre est à la mer et mon encre est amère.
L’amertume me tue à ne savoir que faire
Et l’amer m’envahit autant qu’il me désole

Au manège qui prend sa course qui m’affole…

De la même façon lorsque tout s’accélère
Je tourne en rond, en large, au flanc de mes travers
Et je m’échine en vain autant que je m’efforce
Dans cette agitation à retrouver mes forces…

Ma plume s’en épuise et elle bat de l’aile
Et comme péronnelle, elle se fait la belle !
Au loin elle s’envole et me vole l’espoir
Qu’hier je respirais à ne plus en pouvoir !


N’éprouverais-je ainsi qu’une tristesse altière 
A perdre inspiration qui pourtant m’est si chère ?
Je me perds à la perdre et sans aucun remord
Son manque se complait à me mordre : elle a tort !

Pourtant ma chair est ferme et elle la renferme
Mais à trop la vouloir à moi, elle l’enferme !
Je souffre quand je crie aussi grande douleur.
Je sombre en la torpeur et tremble de stupeur !

Car mes cris font surgir de moi la lave acide
Qui demande à jaillir de ma dextre lucide
Dont le liquide hurlant brûle et ronge mes sens
Qui sans dessus dessous sont à feu et à sang !

Sur cette page blanche en si futile danse
Je n’ose de ce  trait, morose décadence!
Tracer la fine courbe accouchant de mes mots
Tant je me sens perdu à me  jeter à l’eau


Et ma névrose ainsi me perce de sa lame
O, ma Muse, sais-tu, combien lasse est mon âme !

par Philip publié dans : POESIES communauté : La poésie qui chante
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