Dimanche 5 juillet 2009

 

Je sais l’incertitude de ta vie…

Isolé à toi moi-même… Et sans envie…

De tes forces dernières repoussant

Les  frontières de ton écœurement!

 

Je te sais … Vide en ces mots sans essence…

Epuisé devant un mur de silence.

Où rien n’est dit, mais tout est suggéré…

En mots qui blessent…. mal interprétés….

 

Ces mots qui creusent… Ces mots qui saignent…

Qui  ne sont plus rien de ce qu’ils dépeignent…

Vides de sens comme des hurlements

Dans une nuit pleine de tourments !

 

Et les jours défilent… Toujours les mêmes…

Reproche interminable en ces matins blêmes...

Tout est possible et pourtant rien ne vient

Quand ce qui fut construit ne vaut plus rien…

 

Je te sais, bâillonné…. en ce cocon fragile…

De l’apparence où le temps est futile…

Renoncements que tu ne supportes plus

Parce qu'en l’Incroyable un jour tu crus !

 

Que l'ailleurs était beau dans l'absence
Et qu'ainsi tu t’es vidé de substance,

Te trouvant dans cette âme et  ce corps,

Devenus étrangers bien plus encor !

 

Qu’en toi l’amour pouvait encore vivre

Te chavirant d’un souffle qui rend ivre

Pour te donner dans la  totalité

Ce que tu crus être ta qualité…

 

Mais le pardon n’est pas aussi facile

Dans ce monde d’existence futile…

Je te sais…. Si seul en ton abandon

Et dans un monde vide de pardon…

 

Faut-il être humble pour accepter

De se mettre à genoux sans hésiter

Devant l’âme qui reste l’offensée

Mais sait si bien tourmenter tes pensées…

 

Tu sais pourtant et c’est beaucoup peut-être

Celui que tu ne veux vraiment plus être

Car désormais tu as ouvert les yeux

Sur le possible et c’est si merveilleux !...

 

Sans plus de concession à tes principes

Tu as choisi de mettre à l’air tes tripes

Et  tu as goûté à la Liberté

Aux confins des horizons désertés …

 

Et dans cet infini qui se dévoile

De tes doigts tu as touché les étoiles

Croquant à pleines dents leurs fruits juteux

Et sucrés, dans un abandon heureux…

 

Alors oui, ton sang empli d’oxygène

A coulé si fort au fond de tes veines

Que de l’apparence tu t’es défait

Sans t’attendrir au passé qui t’a fait!

 

Dans la sensation de mort annoncée

Ainsi qu’une sentence prononcée

Je te sais… détruit, essoufflé, sans rien,

Sinon la peur de vivre encor de rien!

 

Alors, consens à voir dans cette  glace

Le regard de celle qui te fait face,

Pour te comprendre et voir à jamais

En toi, l’être merveilleux que tu es!…

 


  ©commejerespire2009

Par Philip - Publié dans : POESIES - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Commentaires

Croire c'est douter. Celui qui ne doute pas, qui est bouffi de ses certitudes, qui ne s'interroge pas, et un animal mort sous une carapace d'illusions.
Croire à l'incroyable, c'est ce qui fait le vivant, l'actif, l'élan, vers soi-même et l'Autre.
Croire c'est surtout ne pas renoncer à soi-même.
Je t'embrasse
A.
Commentaire n°1 posté par Arthémisia le 07/07/2009 à 13h11
Oui, il faut reprendre confiance quand on croit que tout est perdu,il y a toujours de l'espoir quelque part. Ne vous laissez pas détruire ainsi, Philip et continuez à nous charmer de vos aussi belles poésies.
Je visite votre blog régulièrement, ce soir enfin j'ose.
Hélas, je n'ai pas de blog car n'ai pas la plume aussi agile.
Bien à vous.
Mariline
Commentaire n°2 posté par mariline le 09/07/2009 à 22h09
a te suivre pas à pas la chaleur doucement envahit mon émoi
Des gouttes de sueur chaude font briller mon âme assoiffée
et
C'est vers tes versets fontaine de toute beauté
que je me désaltère retrouvant ainsi toute gaité.
Commentaire n°3 posté par aurore le 24/07/2009 à 23h39
Je suis toujours étonnée de ce que je ressens en lisant tes poèmes , j' ai pleins de frissons , impossible de comprendre le pourquoi du comment ...merci pour tous les mots que tu sais si bien écrire ...bonne soirée
Commentaire n°4 posté par Marie-Christine le 31/08/2009 à 20h42

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  • : Philip
  • commejerespire
  • : Paris
  • : Je suis un enfant de Paris, comme Gavroche, et j'aime me promener anonyme dans la foule des boulevards et, si seul sur les quais de Seine... Paris, Paris... Je suis à toi comme Appolinaire et Verlaine et Baudelaire... Paris, par toi, je vis!

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