Je sais l’incertitude de ta vie…
Isolé à toi moi-même… Et sans envie…
De tes forces dernières repoussant
Les frontières de ton écœurement!
Je te sais … Vide en ces mots sans essence…
Epuisé devant un mur de silence.
Où rien n’est dit, mais tout est suggéré…
En mots qui blessent…. mal interprétés….
Ces mots qui creusent… Ces mots qui saignent…
Qui ne sont plus rien de ce qu’ils dépeignent…
Vides de sens comme des hurlements
Dans une nuit pleine de tourments !
Et les jours défilent… Toujours les mêmes…
Reproche interminable en ces matins blêmes...
Tout est possible et pourtant rien ne vient
Quand ce qui fut construit ne vaut plus rien…
Je te sais, bâillonné…. en ce cocon fragile…
De l’apparence où le temps est futile…
Renoncements que tu ne supportes plus
Parce qu'en l’Incroyable un jour tu crus !
Que l'ailleurs était beau dans l'absence
Et qu'ainsi tu t’es vidé de substance,
Te trouvant dans cette âme et ce corps,
Devenus étrangers bien plus encor !
Qu’en toi l’amour pouvait encore vivre
Te chavirant d’un souffle qui rend ivre
Pour te donner dans la totalité
Ce que tu crus être ta qualité…
Mais le pardon n’est pas aussi facile
Dans ce monde d’existence futile…
Je te sais…. Si seul en ton abandon
Et dans un monde vide de pardon…
Faut-il être humble pour accepter
De se mettre à genoux sans hésiter
Devant l’âme qui reste l’offensée
Mais sait si bien tourmenter tes pensées…
Tu sais pourtant et c’est beaucoup peut-être
Celui que tu ne veux vraiment plus être
Car désormais tu as ouvert les yeux
Sur le possible et c’est si merveilleux !...
Sans plus de concession à tes principes
Tu as choisi de mettre à l’air tes tripes
Et tu as goûté à la Liberté
Aux confins des horizons désertés …
Et dans cet infini qui se dévoile
De tes doigts tu as touché les étoiles
Croquant à pleines dents leurs fruits juteux
Et sucrés, dans un abandon heureux…
Alors oui, ton sang empli d’oxygène
A coulé si fort au fond de tes veines
Que de l’apparence tu t’es défait
Sans t’attendrir au passé qui t’a fait!
Dans la sensation de mort annoncée
Ainsi qu’une sentence prononcée
Je te sais… détruit, essoufflé, sans rien,
Sinon la peur de vivre encor de rien!
Alors, consens à voir dans cette glace
Le regard de celle qui te fait face,
Pour te comprendre et voir à jamais
En toi, l’être merveilleux que tu es!…
©commejerespire2009
Croire à l'incroyable, c'est ce qui fait le vivant, l'actif, l'élan, vers soi-même et l'Autre.
Croire c'est surtout ne pas renoncer à soi-même.
Je t'embrasse
A.
Je visite votre blog régulièrement, ce soir enfin j'ose.
Hélas, je n'ai pas de blog car n'ai pas la plume aussi agile.
Bien à vous.
Mariline
Des gouttes de sueur chaude font briller mon âme assoiffée
et
C'est vers tes versets fontaine de toute beauté
que je me désaltère retrouvant ainsi toute gaité.