Lundi 4 août 2008







Ce sont des mots de toi

d’un subtil désarroi,
Comme un alcool enivre
Et des liens nous délivre !...







Bras croisés
mes mains effleurant


Subrepticement tes  épaules

Doigts alignés comme un  beau saule

Tel un feuillage descendant

Peau lisse et fraîche d’un matin

Odeur sublimée de satin

Ce corps qui guette sa  folie

Brûlant  les désirs d’une envie

Comme l’aile  d’un papillon

Se brûle à l’illumination !





Ce sont des maux de moi

Que je t’offre en pavois
Quand de moi je te livre
Les pages de mon livre !







Et je sens l’ odeur
 de ta peau


Où glisse cette goutte d’eau

Qui me fait perdre le  contrôle


A l’idée que tu me frôles !

O doux amant d’un clair printemps

Retient donc l’horloge du temps

Comme le fait cette orchidée

Traçant de toi plus qu’une idée !




Ce sont des mots de toi

Qui sont des maux de moi
Ne cessant de se suivre
Dans cette vie à vivre !...





Ce sont des mots de toi…




Ecris à quatre mains sur une inspiration d'Aurore

par Philip publié dans : POESIES communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mercredi 23 juillet 2008


Il y a plus que ses mots que je lis dans ses lignes
Il y a moins qu’un opprobre à chacun de ses signes
Mais il y a tant d’elle en ce nouveau matin
Et tant de  cet espoir de l’approcher enfin….
























Et j’attends chaque jour un nouveau commentaire
Une nouvelle lettre et ne sais comment taire
Ce bonheur ineffable à la sentir si près
Poser sur moi ses yeux à chaque ligne près !




Et je découvre en elle un monde où tant j’existe
Quand de moi elle parle ainsi qu’on ne le fit
Jamais d’une existence où l’amour fut  défi…





Et je veux de ses mots établir une liste
Où plonger ma détresse aux abysses du soir
Pour calmer mon angoisse et fuir le désespoir !






Il y a plus que ses mots ...




par Philip publié dans : POESIES communauté : L'écriture dans tous ses états
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Jeudi 10 juillet 2008

Regarde, l'horizon, déchaîné sous la pluie
Regarde cette écume à tes pieds déposée
D'une mer qui te veut alors que tu l'as fuie !
Regarde ! Et sens sa force en son ivresse osée...

Jette ton corps dans l’onde et laisse toi aller
Portée au plus profond d’improbables courants
Où tes yeux éblouis par les embruns salés
S’ouvriront sur l’abysse insondable du temps !


Puis, laisse moi sauver de si triste naufrage
Ton corps à la dérive, inconscient, dans les ondes,
Que je ramènerai, purifié, au rivage,
Où j’étendrai tes flots de chevelure blonde !

Alors tu saisiras ce moment qui s’enfuit
Quand la mer se retire, en ton cœur apaisé
Et découvrant ton âme à mes yeux éblouis
Tu poseras d’un souffle, à  mon front, ton baiser…


Ma Dédicace à un Secret...

par Philip publié dans : POESIES communauté : L'écriture dans tous ses états
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Vendredi 27 juin 2008


Quand la force s’acharne à me faire défaut
Désespérant ce temps que pourtant il me faut
Je me perds aux confins de ce silence austère
Qui retire sa voix à ce moi qui s’altère !

De cette image douce au fond d’un souvenir
D’un temps si bienheureux qui ne peut  revenir
J’ahane mais en vain de ma lèvre au teint hâve
A retrouver le goût de ses baisers suaves !



Comment donc assouvir le désir de son corps
Et cette excitation à le vouloir encor
Quand son parfum de femme en mon âme se cherche
Embaumant les tourments de nocturnes recherches!

Mais qu’y a-t-il enfin au-delà du miroir
Que ce vague reflet s’estompant dans le soir
D’un regard, d’une envie au cœur de l’habitude
Quand la force me laisse au seuil des solitudes !







par Philip publié dans : POESIES communauté : L'écriture dans tous ses états
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Lundi 2 juin 2008


Je suis à fleur de peau et ne saurais te dire
Pourquoi donc j’ai si mal en pensant à ton rire
De ce besoin  de toi qui tenaillait mes nuits
A ce vide soudain qui me plonge en  l’ennui !



Oui j’aurais tant voulu comme une œuvre exposée
Que l’on admire tant d’avoir été osée

Que tu fus devant moi en pleine nudité

A mes yeux ébahis par tant de fluidité !





A te voir sans toucher, je rêvais de ton être
De te donner mon âme et ne pas te méprendre,
Me coucher près de toi, doucement sans te prendre !



Vois-tu je ne voulais que te voir pour renaître
Car tout en toi m’était comme un clair renouveau
Que tu as déserté en fuyant bien trop tôt!


Le Photographe >>>>  Philippe Pache

par Philip publié dans : POESIES communauté : L'écriture dans tous ses états
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Lundi 19 mai 2008




Mon ancre est à la mer et mon encre est amère.
L’amertume me tue à ne savoir que faire
Et l’amer m’envahit autant qu’il me désole

Au manège qui prend sa course qui m’affole…

De la même façon lorsque tout s’accélère
Je tourne en rond, en large, au flanc de mes travers
Et je m’échine en vain autant que je m’efforce
Dans cette agitation à retrouver mes forces…

Ma plume s’en épuise et elle bat de l’aile
Et comme péronnelle, elle se fait la belle !
Au loin elle s’envole et me vole l’espoir
Qu’hier je respirais à ne plus en pouvoir !


N’éprouverais-je ainsi qu’une tristesse altière 
A perdre inspiration qui pourtant m’est si chère ?
Je me perds à la perdre et sans aucun remord
Son manque se complait à me mordre : elle a tort !

Pourtant ma chair est ferme et elle la renferme
Mais à trop la vouloir à moi, elle l’enferme !
Je souffre quand je crie aussi grande douleur.
Je sombre en la torpeur et tremble de stupeur !

Car mes cris font surgir de moi la lave acide
Qui demande à jaillir de ma dextre lucide
Dont le liquide hurlant brûle et ronge mes sens
Qui sans dessus dessous sont à feu et à sang !

Sur cette page blanche en si futile danse
Je n’ose de ce  trait, morose décadence!
Tracer la fine courbe accouchant de mes mots
Tant je me sens perdu à me  jeter à l’eau


Et ma névrose ainsi me perce de sa lame
O, ma Muse, sais-tu, combien lasse est mon âme !

par Philip publié dans : POESIES communauté : La poésie qui chante
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Vendredi 25 avril 2008


Je vais dans les rues de Montmartre
Et le cimetière m’ouvre ses bras
M’accueillant pour que je ne parte
De ses défunts qui ne m’encombrent pas…

Je marche entre toutes leurs tombes
Et mon mal de penser si fort à toi
En ce silence qui retombe
S’apaise avec Truffaut auprès de moi…

Que donc m’importe la morale
Le temps en ces allées du souvenir
N’est rien au bonheur qui s’installe
Dans cette attente de te voir venir…

Et tu parais d’entre les stèles
Tu es en blanc, tu me vois et  tu viens
Et je t’ouvre mes bras comme des ailes
Pour sentir enfin ton corps contre le mien…

Ainsi, au cœur du cimetière
Pouvoir enfin contre moi te serrer
A moi seul, t’avoir toute entière
Et d’un si long chemin me libérer…

Laisser ma main glisser depuis ta hanche
Jusqu’à ta cuisse en fermeté
Quand mon visage sur le tien se penche
Pour m’abreuver de ta beauté...

Et lorsque nos fronts se dament
Pour plonger tes yeux au fond de mes yeux
C'est dans le bleu de ton âme
Que je retrouve goût aux jours heureux...

Serrer ta taille et ta cambrure...
Et sur la peau tout au creux de ton cou

En caressant ta chevelure
Poser ce baiser qui brûle beaucoup !



Ainsi dans ces calmes allées,
Au murmure des feuillages bruissants,
Parmi les croix des mausolées,
Connaître ces moments si émouvants…

Et garder le goût de ta bouche
La langueur de ton corps abandonné
Ta voix douce qui me touche
Ces gestes d’amour tendrement donnés…

De la magie d’instants si rares
Comme une parenthèse dans le temps
Garder un bonheur qui me pare
De ton être en moi éternellement !

Enfin pouvoir graver au marbre
Les mots d’amour que pour toi je conçois
Ceux que nous dîmes sous cet arbre,
Assis, près de la tombe de François…




par Philip publié dans : POESIES communauté : La poésie qui chante
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Vendredi 18 avril 2008


Ainsi je marche seul dans les rues de Montmartre…
J’avais fait ce chemin pour revenir vers toi
Avec si grand espoir de t’avoir contre moi!...
Mais tu as disparu avant que je ne parte…

De ces mots prononcés quand tu disais je t’aime,
A l’étreinte d’amour de nos corps enlacés,
Comment imaginer de te voir te lasser
Quand tout semblait rimer comme rime un poème ?!

Sans doute ne pouvais-je empêcher tes angoisses,
Par mes seuls mots d’amour faire barrage au mal
Qui t’emporte si loin , au silence glacial…

Il me faut donc tourner la page que tu froisses
Mais malgré tout, vois-tu, du fond du désespoir,
Je t’aime et je t’attends et ne puis t’en vouloir…

 




 

par Philip publié dans : POESIES communauté : La poésie qui chante
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Dimanche 13 avril 2008

 

Pourquoi ce goût amer tout au fond de la gorge
Et cette grande angoisse que son absence forge
Pourquoi donc être  ainsi quand je ne  la lis plus
Et perdre inspiration lorsqu’elle ne m'a lu ?

Je ne sais qui elle est, et ne connais rien d’elle
Qu’image en  noir et blanc de la mer qui l’appelle
Et calme mon tourment dans le bruit des ressacs
Qui murmurent sa voix mettant mon cœur en vrac…

Dans son monde inconnu j’ai posé mon bagage
Comme le troubadour après un long voyage
Je ne veux plus chanter pour d’autres désormais
Qu’elle seule et pouvoir ne la quitter jamais…

Pourquoi ce goût amer tout au fond de la gorge
Et cette grande angoisse que son absence forge
Pourquoi donc être  ainsi quand je ne  la lis plus
Et perdre inspiration lorsqu’elle ne m'a lu ?

par Philip publié dans : POESIES communauté : L'écriture dans tous ses états
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Vendredi 11 avril 2008

 


Elle peint, les pinceaux plantés dans ses cheveux
Qui couvrent son épaule en un flot harmonieux
Et sa main fait l’ébauche en un trait plein de grâce
Du  visage d’un ange où la tristesse passe…

Elle peint et son bras énergique et précis
Dirige le fusain dont le trait s’épaissit
Et fait naître un regard par sa  belle alchimie
D’une fille aux yeux clairs qui devient son  amie…

Elle peint et je reste à l’admirer beaucoup
En retenant mon souffle à l’orée de son cou
Qui m’enivre en mêlant à son parfum suave
Les odeurs de la gouache à la senteur d’agave…



©commejerespire.2008

 

par Philip publié dans : POESIES communauté : L'écriture dans tous ses états
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